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Le café du Canal, à Sermoise-sur-Loire, a accueilli la réunion publique d’information organisée par Nevers Agglomération, vendredi 30 mars. Inspirée du Caf’échange en vogue à Nevers, la rencontre sans filtre ni distance entre élus et habitants a surtout permis d’aborder des thèmes du quotidien, comme la collecte des déchets et l’esthétique urbaine.

Entre l’apéro et les pizzas, la salle du café du Canal a servi de (petit) théâtre pour la réunion publique d’information proposée par Nevers Agglomération, vendredi 30 mars, à Sermoise-sur-Loire. Soit la version communautaire de l’efficace Caf’échange neversois, comme l’expliquait en préambule Denis Thuriot, président de la communauté d’agglomération et maire de Nevers : « Nous sommes là pour vous écouter et vous répondre », a-t-il invité lors de sa brève introduction, entouré de Daniel Bourgeois, maire de Sermoise, et de Fabrice Berger, maire de Challuy, commune « jumelle », rejoints en cours de réunion par Jacques Mercier, maire de Parigny-les-Vaux.

Pas de discours, pas de pensum, mais un dialogue en face à face, sans faux-fuyant, favorisé par la topographie de l’établissement. Selon le scénario classique des réunions publiques, ce sont les craintes et les agacements, exprimés avec ferveur mais sans excès, qui ont meublé les débats. Premier sujet abordé par un habitant, la gestion des crues de Loire a permis de faire le point sur les suites de l’Étude globale du risque inondation sur l’agglomération de Nevers (EGRIAN), menée entre 2007 et 2013. « J’ai lu dans le journal, en septembre dernier, qu’il y avait un projet de déversoir sur la commune », s’inquiète un riverain. « Je sens que mon patrimoine est en danger. » Et de fustiger un manque d’information, dont se défend Denis Thuriot : « C’est difficile d’informer quand c’est un projet piloté par l’État, décidé par l’État. L’agglomération n’est que contributrice. Nous ferons une réunion quand nous aurons tous les éléments. Les travaux de renforcement des digues rive gauche commenceront au second semestre (un investissement de 12 M€ sur six ans, NDLR). Si on met de l’argent, c’est pour vous protéger mieux, réduire le risque, pas pour faire un déversoir au milieu des maisons. »

Les déchets en plat de résistance

Sans surprise, la collecte des déchets a constitué le « plat de résistance » de la soirée. Rythme des passages, nombre de containers… la réforme lancée le 2 octobre 2017 n’a pas encore été digérée par tous. « Comme tout changement, c’est compliqué, il faut un temps d’adaptation », a plaidé Denis Thuriot, appuyé par Fabrice Berger, vice-président en charge de la valorisation des déchets. Non seulement les conditions de travail des rippeurs sont améliorées, mais la taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM) devrait être allégée de plus de 150 000 € en 2018.

Passé ce « cap Horn » des débats communautaires, la soirée a vogué plus légèrement de sujet en sujet : le projet de mise à disposition ponctuelle de la police municipale neversoise à Challuy et Sermoise, où elle intervient déjà les soirs de match de l’USON Nevers Rugby, la future piscine communautaire, la transformation du site de la défunte Jonction en « lieu à la fois touristique, ludique et culturel » qui sera révélé lors d’une réunion publique, le projet d’achat de terrains pour agrandir les parkings du Pré-Fleuri, ou la création du premier espace fitness extérieur de l’agglomération.

Aussi longue et large qu’inesthétique, l’entrée sud de Nevers (l’ex-RN7) via Challuy et Sermoise mérite une réfection en profondeur, déjà à l’étude : « Il faudrait six à douze millions d’euros pour faire les choses correctement », estime Denis Thuriot. Une ampleur et un coût qui imposeront un chantier « en plusieurs tranches depuis le pont de Loire ».

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