Enfance et Partage en renfort contre la maltraitance - Agglomération de Nevers

L’association nationale Enfance et Partage crée un comité dans la Nièvre. Engagée dans la lutte contre la maltraitance, reconnue d’utilité publique, elle est en quête de bénévoles motivés pour mener ses actions, en particulier la prise en charge des victimes, la prévention et la communication.

Née il y a 40 ans, l’association Enfance et Partage s’appuie sur un réseau de 21 comités départementaux et plus de 250 bénévoles pour lutter contre la maltraitance des enfants. Un comité est en cours de création dans la Nièvre, sous l’impulsion de Marie Demoulin, formatrice de l’association et bénévole depuis 2013 : « J’ai fait partie du comité de Conflans-Sainte-Honorine et j’ai créé une délégation à Draguignan, en 2016. » Sa motivation est ancienne, et sans faille : « J’ai une maîtrise de sociologie. L’enfant est un thème directeur dans mon parcours. »

De retour en 2017 dans la Nièvre, où elle a vécu de 2005 à 2009, l’enseignante en sciences médico-sociales n’a pas tardé à se lancer dans la création d’un comité d’Enfance et Partage (1) : « J’ai rencontré Fabienne Dessartine (adjointe à l’enfance et à l’éducation au maire de Nevers, NDLR) en janvier dernier. La Ville de Nevers est d’accord pour nous trouver un local. »

Reste l’essentiel : réunir assez de bénévoles pour ouvrir une délégation. « Il faut cinq personnes », explique Marie Demoulin. Un objectif qui paraît facilement réalisable, mais la fiche de poste est exigeante : « Etre bénévole à Enfance et Partage, cela demande du temps, c’est un réel engagement. » Les candidats doivent fournir une lettre de motivation avec CV, un extrait de casier judiciaire, et signer la Charte du bénévole. Puis se rendre disponible au minimum une demi-journée par semaine, assister aux réunions mensuelles et à l’un des événements trimestriels de l’association.

Il n’est pas nécessaire, en revanche, d’être un expert de l’enfance ou de la lutte contre la maltraitance : « Il n’y a pas de pré-requis pour être bénévole », assure Marie Demoulin. « Dans la première année, il faut participer à une formation obligatoire de deux jours, à Paris, sur les droits des enfants. Une journée d’intégration nationale est également organisée. »

D’autres formations sont proposées pendant les week-ends, notamment sur l’éducation préventive, l’une des missions d’Enfance et Partage. Les bénévoles interviennent dans les établissements scolaires, de la maternelle au lycée, pour sensibiliser les enfants et adolescents aux risques (violences familiales et extrafamiliales, harcèlement), mais aussi à l’autoprotection.

La question des droits des enfants est abordée via un jeu éducatif élaboré par l’association, En route vers mes droits. Les bénévoles l’utilisent avec les élèves du CE2 au CM2. La sensibilisation aux maltraitances et à la nécessité du signalement est également menée auprès des professionnels de l’enfance.

Parallèlement à ces actions de prévention, les bénévoles s’impliquent aux côtés des victimes, du premier contact au suivi des dossiers : écoute, soutien, orientation, puis accompagnement et prise en charge psychologique et juridique par un professionnel. La priorité du comité nivernais sera d’ouvrir une permanence : « Nous commencerons avec une demi-journée par semaine », avance Marie Demoulin. Enfin, la communication auprès du public et des institutionnels, la recherche de fonds et de sponsors, et la diffusion du numéro vert d’aide à la parentalité (Allô Parents Bébé, 0.800.00.34.56) incombent aux bénévoles.

Contact : Marie Demoulin, 06.95.98.95.88, mariedemoulin90@gmail.com

 

  1. Un comité a déjà existé dans le département ; il a cessé ses activités en 2014.

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