De retour à l’aéroport de Nevers après une période d’absence et de sommeil, le Centre de vol à voile nivernais (CVVN) organise des vols de découverte et des stages d’initiation de cette discipline à part, silencieuse et douce, qui joue avec les courants et s’inspire des évolutions des oiseaux. La dernière session de l’année débute le 22 juillet et devrait s’achever le 15 août.

Deux ailes immenses, une cage thoracique allongée et étroite interdite aux gabarits trop massifs. Bâti comme un oiseau, le planeur s’inspire de son modèle de chair et de plumes pour rester en l’air le plus longtemps possible : « On regarde les buses et les hirondelles. Quand elles volent en spirale, cela veut dire qu’il y a une pompe », explique Stève Bossard, président du Centre de vol à voile nivernais (CVVN).

Dans le langage des vélivoles – les adeptes du vol à voile –, il y a les « pompes », les courants thermiques qui permettent aux planeurs de prendre de l’altitude, et les « dégueulantes », qui font redescendre. Un œil sur le variomètre, l’autre sur le petit peuple de l’éther, le vélivole averti repère aussi les « pompes de service », les parkings, les carrières, au-dessus desquels l’air se réchauffe naturellement.

Le rêve exaucé de l’homme hissé parmi les oiseaux se transmet souvent dans les familles de vélivoles, généralement à l’adolescence : « Je suis la troisième génération », confie Stève Bossard, 38 ans, professeur à l’ISAT. « Cela fait vingt ans que je vole. Et la quatrième génération arrive. » L’addition des atavismes familiaux a sans doute évité au CVVN de disparaître. Le seul club nivernais, créé dans les années 1980, a connu une brève période de sommeil, après avoir été éjecté de l’aéroport de Nevers, en 2015, pour des querelles de personnes.

Le redécollage se fait en douceur : « En 2017, nous avons eu quinze jours de vol. Cette année, nous sommes passés à six semaines », explique le président, qui a pu compter sur le comité régional pour se relancer. « Seul un planeur nous appartient. Le comité nous prête un avion remorqueur et un biplace, et le club Dijon Planeurs nous a aussi prêté un appareil. Notre but est d’acheter un remorqueur et un autre monoplace. »

Le CVVN s’attache aussi à regonfler ses effectifs : « Nous avons une dizaine d’inscrits à l’année. Nous voulons passer à vingt membres, et essayer de féminiser le club. » Pour y parvenir, il propose des vols de découverte, des stages d’initiation de trois jours et des stages de découverte de pilotage sur six jours. Pour les stages, des réductions sont accordées aux moins de 25 ans, aux femmes et aux titulaires du brevet d’initiation aéronautique (BIA). La dernière « fenêtre » de vol à voile est programmée du 22 juillet au 15 août.

Renseignements au 06 14 28 43 57 ou via cvvn58@gmail.com.

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