La robotique devient un jeu d'enfants - Agglomération de Nevers

Plus de 400 élèves de l’agglomération neversoise se sont retrouvés au lycée Raoul-Follereau pour le Challenge robotique organisé par les services académiques. Une façon ludique d’aborder les mathématiques par le versant a priori abrupt du codage et de la programmation, mais aussi de semer des graines de vocation pour des métiers florissants.

Avec BlueBot, WeDo, Thymio ou Ozobot, les mathématiques ont rarement semblé aussi sympathiques. Fascinés par les évolutions de leurs micro-robots, dans les salles de classe du lycée neversois Raoul-Follereau, des élèves de grande section et de CP en auraient presque oublié l’heure du déjeuner, vendredi 16 mars.

Le 3e Challenge robotique, organisé par la Direction des services départementaux de l’Éducation nationale (DSDEN) en partenariat avec Nevers Agglomération, a confirmé l’engouement croissant pour ces jouets extraordinaires : « La première année, quatre écoles ont participé. Aujourd’hui, ce sont 400 élèves de dix-neuf établissements (1) qui sont présents », sourit Luc Dantel, inspecteur de l’Éducation nationale (IEN) et chargé de mission sciences.

Bénéficiant d’un prêt de matériel par le Centre de ressources en robotique éducative et professionnelle (CRREP) et l’Atelier Canopé Nevers (2), cette rencontre a conclu en (ro)beauté la Semaine des mathématiques. « On retrouve le codage et la programmation sur tout le parcours de l’élève, de la maternelle au lycée », précise Luc Dantel. « La robotique est un support pour les apprentissages, elle donne une image actuelle, vivante et attractive des mathématiques. Les élèves ont un défi à réaliser, et pour cela ils expérimentent, ils programment. Ils vont du concret à la conceptualisation, et reviennent au concret. »

Des apprentissages en douceur, sans douleur, aux vertus pédagogiques élargies : « On ne travaille pas que les sciences et les mathématiques, mais aussi la communication, le langage. Les élèves échangent, ils interagissent. » La démonstration de robotique professionnelle avait, quant à elle, pour mission de « donner une plus grande ambition aux élèves et de susciter des vocations ».

 

  1. Écoles de Challuy, Coulanges-lès-Nevers, Fourchambault, Garchizy, Marzy, Nevers, Parigny-les-Vaux ; collèges Victor-Hugo (Nevers) et Henri-Wallon (Varennes-Vauzelles) ; lycées Raoul-Follereau et Jules-Renard (Nevers).
  2. Avec également l’appui de la Fédération des œuvres laïques de la Nièvre et de l’association Médio.


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