D’ici 2021, l’ISAT Electric Rally Car (IERC) sera passée de l’idée sur papier au bolide prêt à rouler. Les étudiants de l’Institut supérieur de l’automobile et des transports (ISAT) de Nevers présentent leur ambitieux projet de prototype, qui fait grandir leur savoir-faire et leur expérience du collectif, mercredi 24 et jeudi 25 octobre, sur le village des partenaires de l’eRallye Nevers-Monaco.

Le futur du rallye automobile s’écrit peut-être, en partie, à l’Institut supérieur de l’automobile et des transports (ISAT) de Nevers. Nom de code : IERC, pour ISAT Electric Rally Car, le projet qui va occuper, d’ici 2021, trois promotions successives d’élèves de 3e année de l’école d’ingénieurs de la rue Mademoiselle-Bourgeois. Le grand public et les professionnels qui visiteront, mercredi 24 et jeudi 25, le village des partenaires de l’eRallye Nevers-Monaco, pourront découvrir, sur le stand de l’ISAT, l’esprit de l’IERC.

Tous deux étudiants en 3e année dans la filière EPEE (énergétique, propulsion, électronique et environnement), Mathis Rimbert, président d’ISATECH (1), et Axel Burkaba, chef de projet IERC, lèvent le voile sur ce projet qui succède à l’EVOX (voir photo), un prototype sportif hybride essence-électrique qui a occupé les étudiants – une centaine au total – de 2013 à 2018.

L’IERC sera une voiture de rallye 100 % électrique, qui mobilise cette année 25 étudiants (dont deux venus d’Inde peaufiner leur cursus à Nevers), chaque mercredi. « Nous voulons mener ce projet à bien en trois ans », explique Mathis Rimbert. « Si cela dure plus longtemps, les entreprises partenaires risquent de ne pas nous suivre. » Un projet tel que l’IERC intéresse en effet des entreprises qui peuvent tester des technologies à moindres frais : « Un prototype peut coûter 200 000 €. Cela coûte moins cher de le faire faire par des étudiants », précise Axel Burkaba.

Le principe du projet d’école est gagnant sur tous les plans : « C’est bon pour l’image de l’ISAT, et c’est comme ça que nous, étudiants, apprenons le métier. Dans un projet comme celui-ci, nous prenons des responsabilités, cela nous forge. Nous fonctionnons comme une micro-entreprise, avec un chef de projet, un directeur technique et plusieurs départements – châssis, liaison au sol, communication, etc. C’est très formateur. » Les étudiants apprennent même à constituer un consortium avec d’autres écoles : « La communication et le design ne sont pas dans nos compétences, alors nous avons fait appel à une école de Toulon pour le design, et nous travaillerons avec une école de commerce pour la communication. »

Avec l’IERC, les élèves de l’ISAT se voient en pionniers d’un domaine encore vierge : « En 2021, il y aura un championnat de rallye-cross électrique. Nous voulons être précurseurs pour le rallye. » Créer une voiture 100 % électrique pour des courses qui ont vu briller Sébastien Loeb ou Sébastien Ogier sur des monstres à moteur thermique n’est pas sans contrainte : « Il faut avoir des batteries qui tiennent le coup ou qui soient interchangeables entre les spéciales. » Cet obstacle, et tous les autres (à commencer par l’agrégation de partenaires et sponsors), devront être levés d’ici 2021 : « Notre objectif, c’est de finaliser la conception pendant la première année, avant de passer à la réalisation pendant la deuxième année. La dernière année sera consacrée à la fiabilité. »

Contacts : 06.06.88.12.25, isatelectric.rallycar@gmail.com, la page Facebook ISAT Electric rally Car et le compte Twitter @IERC.

 

  1. ISATECH (ISAT Technologies) fédère tous les projets d’étudiants : Formula Team, Eco Marathon, Kart Team, Eco Rallye, Kart Cross, Hill Climb Racing, Fly, Rallye Team, ISATMOT (moto) et meme ISAT Soap Box (course de caisses à savon).
X