Implantée en 2017 à l’Inkub, Access Code School devrait accueillir sa première promotion de futurs développeurs web fin avril-début mai. La formation de huit mois, labellisée Fabrique de la Grande École du numérique, s’adresse à tous, sans condition de diplôme, et vise surtout l’insertion des plus jeunes. Principal critère de sélection : la surmotivation.

Omniprésent, le numérique est un gisement de métiers et d’emplois dans lequel Nevers Agglomération a décidé, depuis quelques années, de puiser des raisons d’espérer en l’avenir. L’inkub en est la vibrionnante illustration; c’est donc entre ses murs que s’est installée Access Code School (ACS), Portée par Onlineformapro, une société d’e-learning de Vesoul (Haute-Saône), l’école labellisée Fabrique de la Grande École du numérique (1) accueillera ses premiers « apprenants » au métier de développeur web, d’ici quelques semaines. « L’objectif est de démarrer fin avril-début mai », explique Boris Debot (voir photo), coordinateur qui a pris ses fonctions à Nevers le 2 janvier. « Nous avons déjà fait une première vague de recrutement. Sur la vingtaine de personnes que nous avons rencontrées, quatre étaient vraiment très motivés et deux avaient un profil intéressant. »
Pour intégrer chaque promotion de douze stagiaires de la formation professionnelle, aucune condition de diplôme ni d’âge n’est imposée – même si la priorité est donnée aux moins de 30 ans -, mais les candidats devront « être surmotivés et avoir un projet très défini », souligne Boris Debot, qui définit le profil psychologique » de l’apprenant idéal : « Quelqu’un qui a une revanche à prendre sur la vie. » Un mode de recrutement atypique, à l’image de Boris Debot, 29 ans, ex-professeur de philosophie rattrapé par sa passion d’enfance pour le web et reconverti au(x) monde(s) du numérique. À l’image, surtout, d’une formation en huit mois (six à l’école puis deux en entreprise) qui parle « pédagogie inversée et modes agiles » : « Les apprenants travaillent sur des projets, il n’y a pas de cours théoriques. »
Du concret, rien que du concret, avec à la sortie un « niveau bac + 3 » et de sérieux espoirs d’embauche : « On manque de développeurs sur Paris et sur Lyon, où l’on trouve du travail facilement. Et beaucoup d’agences de communication recherchent des développeurs web. » Des entreprises qui pourraient s’inspirer de l’exemple de certaines sociétés de l’Inkub et mettre au vert tout ou partie de leur capacité de production en comptant sur une main-d’oeuvre locale et qualifiée : « La formation a déjà une notoriété. »
L’Access Code School de Nevers a recruté sa formatrice, Morgane Louis, ex-« apprenante » à l’ACS de Chalon-sur-Saône : « Elle fait actuellement ses armes à l’école de Lons-le-Saunier », précise Boris Debot. L’équipe s’étoffera prochainement avec un expert en numérique et robotique qui travaillera sur le Centre de ressources en robotique éducative et professionnelle (CRREP), ouvert en 2016 à l’Inkub et dont Onlineformapro s’est vu confier la gestion – également assurée par Boris Debot – via l’association Access Robotique, créée pour la circonstance.

 

(1) La Grande École du numérique a été lancée en 2015 par l’État avec le double objectif de répondre aux besoins en compétences numériques sur le marché de l’emploi et de favoriser l’insertion socio-professionnelle. Elle forme un réseau de plus de 400 formations en France
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