Le Centre scolaire Notre-Dame encourage ses élèves à devenir de « grands citoyens d’un petit monde ». Cette invitation au voyage inspire une Journée internationale riche en témoignages et en rencontres, qui n’oublie pas que l’ouverture à l’autre commence aussi près de chez soi.

Fin de la vibrante présentation de la période de formation en milieu professionnel à l’étranger (PFMP). Combien d’élèves seraient prêts à partir, en Terminale, pour un stage de cinq semaines ? Quelques mains se lèvent timidement. Sur ce groupe de vingt élèves de Seconde professionnelle, ils sont cinq à s’imaginer dans une entreprise en Finlande, en Angleterre ou en Irlande, les destinations partenaires du Centre scolaire Notre-Dame. Et l’exposé de deux lycéens revenus du rude hiver finlandais ne réchauffera guère l’enthousiasme, malgré les photos de l’appartement spacieux et du sauna culturel, et l’alléchante perspective d’une journée de travail achevée à 15 h 30 et entrecoupée de deux solides pauses café.

Transport et restauration offerts, coût modique pour les familles, et surtout une mention Euro Pro sur le baccalauréat et un CV joliment musclé par un mélange de curiosité et de maturité : les arguments détaillés par l’enseignante ont de quoi renverser les frontières de la frilosité et faire sauter les freins à la mobilité. « Un travail de longue haleine », reconnaît Izzet Cosgun, coordinateur des projets internationaux au CSND, un poste créé en même temps que la Journée internationale instaurée en lieu et place de la Journée Saint-Joseph – le « patron » du lycée professionnel de la rue des Montapins (voir ci-dessous) : « Une dizaine d’élèves du lycée professionnel et du pôle enseignement supérieur partent chaque année. Notre but est d’augmenter ce nombre. On se pose la question des freins à la mobilité, qui sont souvent liés à un manque de connainssances : c’est pour cela que nous faisons témoigner des élèves qui sont allés à l’étranger. »

Décloisonner l’horizon, donner l’envie d’ailleurs, telle était la gageure d’une journée d’ateliers et de rencontres avec des élèves voyageurs et des entreprises sans frontières. Dans un établissement où le chinois s’enseigne désormais dès le collège, l’international est devenu le credo : « L’ouverture sur le monde fait partie du projet d’établissement », précise Izzet Cosgun. « Nous recevons des élèves américains, finlandais. Chaque année, nous accueillons un volontaire allemand, pour un travail sur le vivre ensemble. Et nous avons des élèves qui partent en stage en Angleterre, à Malte et en Argentine. Les échanges avec les autres pays nous permettent de nous remettre en question, ils créent une dynamique. »

Une dynamique bénéfique pour les élèves, y compris localement : « Les entreprises du pôle Nevers-Magny-Cours recherchent des jeunes qui maîtrisent l’anglais », souligne le M. International du CSND. À compétences équivalentes, un séjour à l’étranger peut devenir un bonus décisif : « Grâce à son stage en Finlande, un élève a été pris chez Airbus. »

Si l’invitation au voyage était répétée à l’envi lors de la Journée internationale, ouverte par l’exposition de photos Inside Out au slogan « je suis citoyen du monde » décliné en version multilingue (voir photo), les élèves ont également reçu le message d’une citoyenneté à usage local. La Ligue des droits de l’homme, le Comité catholique contre la faim et pour le développement, le PAC des Ouches et la Croix-Rouge sont venus témoigner d’un engagement citoyen à l’oeuvre dans la Nièvre aussi utilement qu’auprès de migrants ou de victimes de l’ouragan Irma : « La détresse et les besoins existent aussi à côté de soi », explique Raymond Alexandre, président de la Croix-Rouge dans la Nièvre, qui compte 30 jeunes environ parmi ses 200 bénévoles. « Nous sommes là pour susciter des vocations, donner goût à l’engagement. Nous accueillons les jeunes à partir de 8 ans, mais beaucoup méconnaissent la Croix-Rouge. »

 

Le Centre scolaire Notre-Dame

 

Issu de la fusion en 2013 de sept établissements catholiques de Nevers, le Centre scolaire Notre-Dame accueille plus de 1 900 élèves sur trois sites : rue Jeanne-d’Arc, rue du Cloître-Saint-Cyr et rue des Montapins. Il est composé de l’école Sainte-Bernadette, du collège Fénelon et du lycée Notre-Dame.

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