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L’art de Charles Bataille est un festin à savourer… pendant les fêtes. Il s’expose au Palais ducal (galerie Fernand-Chalandre) du 15 décembre au 4 janvier.

Exposition à déguster de 14 à 18 h en présence de l’artiste. Vernissage dimanche 15 décembre à 18 h.

+ d’info. sur www.charlesbataille.com

Ses vaches cubiques et ses super-héros bardés de bourrelets ont fait sa réputation bien au-delà de Nevers. Mais Charles Bataille n’est pas peu fier d’exposer en solo au Palais ducal, du 15 décembre au 4 janvier (fermeture du 24 au 29 décembre inclus et le 1er janvier). « C’est une première pour moi. D’ailleurs je croyais que c’était une exposition collective, je ne pensais pas être tout seul. »

Arrivé dans la région en 2005, l’artiste lillois a trouvé son bonheur en famille loin de son ch’Nord, à Apremont puis à Gimouille : « C’est la première fois de ma vie que j’achète une maison. On est là pour un moment », affirme-t-il avec sa gouaille d’ancien « théâtreux » formé au Conservatoire d’art dramatique, et clown. Lui qui a dessiné avant de savoir écrire s’est laissé rattraper volontiers par la peinture : « Je n’ai jamais pris un cours de dessin. Tant mieux, ça m’aurait enlevé ma spontanéité. Et sur le plan technique, ça m’oblige à prendre des chemins détournés pour arriver à mes fins. ».

À 53 ans, il a ainsi préservé son regard de grand gamin impertinent, potache, sur le monde qui l’entoure, la surconsommation qui bouffit Batman et distend le justaucorps de Superman. Saturées de détails, gorgées de couleurs, ses toiles évoquent un Gotlib qui aurait soigné sa mélancolie à la carbonade flamande et au pouilly-fumé : « J’essaie toujours de mettre de l’humour dans mes toiles. C’est ma nature. J’aime bien le décalage. » Autodidacte, Charles Bataille est un aimant qui capte l’inspiration comme la limaille : « Je n’ai pas de modèles, mais beaucoup d’influences. Je suis abonné à plein de revues d’art, je regarde beaucoup d’émissions, je suis assez ouvert. J’ai des carnets de croquis dans tous les sens. » Plus jeune, il se payait ses vacances en dessinant dans les bars, un art sur le vif qu’il a peaufiné plus tard aux Etats-Unis, dans le parc d’attractions Epcott Center de Disney : « Je faisais des portraits et des caricatures toute la journée. J’ai fait ça pendant un an et demi. »

Ce boulimique de création ne supporte pas les périodes d’ascèse imposée : « Si ma peinture va mal, je vais mal. Quand j’ai dû arrêter de fumer, ça m’a perturbé à tel point que je n’ai pas ouvert les portes de mon atelier pendant deux mois. Je suis un gros diesel, un paquebot. Une fois que je suis lancé, c’est difficile de m’arrêter, je peux travailler jour et nuit. J’adore le processus de création, je n’en finis pas de finir mes tableaux. »

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