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Les Amoureux de Shakespeare (15 avril), ou le Songe d’une nuit d’été à la mode Shirley et Dino.

Les naufragés

 

SPEAKEASY ® Jumo Photography

 


Richard Berry – Plaidoiries © Céline Nieszawer


Cirque Eloize BD


Roch Voisine © Laurence Labat 

Nouvelle déco, nouvelle enseigne, nouvelle saison : la Maison de la culture de Nevers Agglomération – la Macu pour les anciens – saisit l’occasion de sa rénovation du sol au plafond pour changer de nom, raccourci en La Maison. Les cloisons volent, les fenêtres s’ouvrent en grand pour une saison 2019-2020 qui fleure la peinture fraîche et l’ancien rénové avec goût.

MCNA, Macu, ou encore Maison de la culture de Nevers et de la Nièvre (MCNN) à son frontispice, et désormais La Maison. Digne paquebot arrimé en bord de Loire depuis la fin des années 1960, la Maison de la culture a vu des noms passer devant sa proue. Qu’importe l’étiquette pourvu que demeure l’enivrant parfum originel d’une culture noblement populaire, d’une Maison d’hôtes ouverte à tous – et à tous les vents.

En pleine rénovation environnementale, énergétique et esthétique, revisité du sol au plafond, radoubée de frais par Nevers Agglomération, la MCNA relifte son nom qui creusait des rides de perplexité chez les interlocuteurs de son directeur, Jean-Luc Revol : « A l’extérieur de Nevers, l’acronyme n’est pas évident. » Bienvenue à la Maison, donc, « la Maison de l’ensemble du département », comme l’atteste la programmation délocalisée Côté Jardins de la saison 2019-2020, révélée le 29 mai.

Clin d’œil involontaire ou taquin, on ne sait, du maître des lieux, la Maison ouvre ses bras à deux quinquagénaires en pleine forme, comme elle : Marc Lavoine et Roch Voisine feront battre le cœur de celles qui furent adolescentes dans les années 80-90 et ont déjà coché le 28 septembre et le 11 février sur leur agenda. Avec Michèle Bernier, Cock Robin réveillé par son fondateur Peter Kingsbery, le trio Laroque-Abelanski-Berléand (Encore un instant) ou Michel Leeb et Pierre Arditi (Compromis), voire l’hypnotiseur de masse Messmer, les amateurs de valeurs sûres et de « home sweet home » trouveront leur bonheur dans un copieux programme (une bonne cinquantaine de dates).

Mais parce que « l’art doit questionner et déranger », disait l’artiste Annette Messager (1), la programmation bâtie par Jean-Luc Revol et son adjoint Maël Grenier annonce quelques nécessaires uppercuts émotionnels, avec Le Bruit des loups, d’Etienne Saglio, un retour à la nature où rôdent les peurs et les monstres, Les Naufragés, d’Emmanuel Meirieu, suffocante plongée dans le quotidien des clochards, ou La Magie lente, de Denis Lachaud, histoire d’un homme aux prises avec son « enfance saccagée ».

De la noirceur, de l’éblouissement, du rire, du cirque, de la danse (résolument contemporaine cette année), des marionnettes, de la musique : la Maison recèle tout cela, et d’autres surprises encore, au point d’en partager quelques-unes avec le Théâtre municipal de Nevers.

1. Interview au quotidien Libération en 2006.

Programmation complète sur www.maisonculture.fr  Ouverture des locations à partir du samedi 22 juin, 10 h, pour les adhérents, et à partir du mercredi 3 juillet, 14 h, pour les non-adhérents.

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