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Sortie de l’hibernation pandémique, la vie artistique reprend ses droits à Nevers. A la Belle de N (jusqu’au 20 juin), Michel Phillippart présente une sélection de ses récentes toiles inspirées du (sale) état de la planète, tandis que la galerie Outreloire réunit jusqu’en août les œuvres nées du défi lancé par Francis Jacq: poser un autre regard sur un classique esthétique, la Loire.

Toile de Michel Phillippart
Toile de Michel Phillippart

Espace Belle de N,
1 Rue de l’Oratoire,
58000 Nevers
Exposition jusqu’au 20 juin inclus,
chaque jour de 14 h 30 à 19 h.
Contact : 06 72 56 87 78

Galerie Outreloire,
17 Rue Ferdinand Gambon,
58000 Nevers
Exposition jusqu’au 20 août,
du mercredi au samedi de 15 h à 19 h.
Contact : 06 99 18 65 19.

Semant l’ombre et le chaos, une sinistre seringue a fait son apparition dans les dernières toiles de Michel Philippart, réalisées pendant le confinement. Le Covid-19 et sa peur de pandémie mazoutant le monde ont trouvé une place évidente au milieu de la luxuriante créativité de l’artiste neversois obnubilé par la « planète en danger« . Masqués et rincés au gel hydroalcoolique, les visiteurs de la Belle de N pourront se plonger dans cette mise en abyme, jusqu’au 20 juin, d’un virus désormais mythique transformé en ingrédient artistique.

« J’ai commencé cette série Planète en danger en 2018 », explique Michel Philippart, dont la main est guidée depuis des décennies par les ravages infligés par l’humanité à son « alma mater » – la pollution, les guerres, etc. Un sentiment d’urgence qui s’est enflammé au cours des dernières années « Je n’ai jamais fait autant de toiles que depuis ces trois dernières années. » L’inventeur de la chapelle Saint-Sylvain reste fidèle à sa technique des « revisites », achetant des toiles dans les ventes aux enchères pour les intégrer à ses propres tableaux dans lesquels il ajoute ses « inclusions » – des figurines aussi diverses et improbablement associées que Jésus, Spiderman et Gaston Lagaffe. Chaque toile est un monde qui raconte la fin d’un monde.

A quelques dizaines de mètres de là, la galerie Outreloire propose un autre regard sur celle qui fut l’une des meilleures amies du déconfinement neversois, la Loire. Le regard, multiple et fascinant, d’une quinzaine d’artistes qui ont répondu au défi du maître des lieux, Francis Jacq : « Dans ma note d’intention, je leur ai demandé une représentation inhabituelle de la Loire. L’autre Loire, celle que l’on ne voit jamais », explique le galeriste. Pourquoi ce thème? « Je suis un enfant de la Loire, j’ai grandi à Bonny-sur-Loire, j’ai appris à nager dans ce fleuve et je n’ai jamais voulu m’en éloigner. »

Le résultat, à découvrir en deux fois (sept artistes jusqu’au 18 juillet puis les sept autres jusqu’au 20 août), fait la part belle à la représentation picturale, abstraite ou figurative, apaisée ou bouillonnante. Maelstrom d’air et d’eau réalisé au fusain, Au nom de la Loire (photo ci-dessus) exprime la « sensation » de Guy Matchoro, posté au pied de la place Mossé au plus près du bouillonnement furieux du fleuve dégringolant sous le pont de Loire: « Quand on est sur le pont, on voit le côté poli de la Loire, en amont, et son côté impoli, en aval. Et j’aime bien son côté révolté. ».

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