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Pendant des décennies, voire des siècles, le cours de la rivière Nièvre n’a pas été ménagé par les activités humaines dans sa traversée de Nevers. S’il est utopique de la ramener à son état sauvage originel, des efforts sont déployés par Nevers Agglomération, dans le cadre du Contrat territorial des Nièvres, pour restaurer les milieux aquatiques et réinsuffler une dynamique naturelle. Exemple rue du Moulin-d’Ecorce.

Le glouglou du courant rivalise à nouveau avec la circulation sur le boulevard que l’on devine quelques mètres plus haut, rive droite. Il n’a l’air de rien, ce bruit d’eau qui coule, mais il représente un petit miracle arraché à la vase et à l’étouffement par l’équipe Rivière de Nevers Agglomération (1). Rue du Moulin-d’Ecorce, sur 150 m, plusieurs semaines de chantier ont été requises pour redonner un peu de son aspect naturel à l’un des bras de la rivière Nièvre urbaine.

« C’était une rivière en souffrance », rappelle Philippe Bornet, le chef d’équipe. « Un seuil avait été créé il y a une trentaine d’années pour obtenir un miroir d’eau. Du coup, les sédiments se sont accumulés, il n’y avait plus assez de débit, et il ne restait plus que deux ou trois espèces de poissons, avec une forte mortalité chaque été. Il fallait absolument lui redonner ses caractéristiques physiques »

Dans le cadre du Contrat territorial des Nièvres, dont l’un des objectifs est de préserver et améliorer le fonctionnement des trois Nièvres (la Nièvre d’Arzembouy, la Nièvre de Champlemy et la Nièvre aval née de leur rencontre au niveau de Guérigny), l’équipe Rivière s’attache à réhabiliter, tronçon par tronçon, le cours de la Nièvre urbaine. « Nous avons commencé par retirer le seuil petit à petit, sur six à huit mois, pour que la rivière se désenvase naturellement. On l’a laissée travailler, elle s’est incisée, grâce au mètre de pente que nous avons gagné », détaille Philippe Bornet.

Avec ses collègues David Archambault et Damien Lanoizelée, et le renfort d’Eric Bondoux (équipe Patrimoine de Nevers Agglomération), il s’est ensuite attelé à la partie la plus physique du chantier : réduire en largeur le lit de la rivière à l’aide de boudins de fibre de coco tressée arrimés à 700 pieux en acacia d’1,50 m plantés un par un… à la masse. « Pas besoin d’aller en salle de sport », plaisante David Archambault. Largeur réduite, pente accrue : la Nièvre urbaine retrouve, sur 150 m, le rythme d’une « vraie » rivière, où l’ajout de rochers diversifie les écoulements et crée des habitats propices au retour de certaines espèces.

Les premiers effets se font sentir : « On voit revenir des espèces de poissons, il y a des épinoches, des chabots, des vairons, des goujons. On espère qu’il y aura de la reproduction. » Fabriqués en France, les boudins de coco ont été mis en culture avec des espèces locales telles que les carex et les iris, avant d’être acheminés à Nevers. Le chantier a été mené dans un souci d’information des riverains mais aussi des passants, intrigués par les travaux, et pour lesquels Philippe Bornet avait installé des panneaux pédagogiques : « La plupart des riverains sont très contents car ils voyaient que la rivière souffrait. »

  1. Pour la mise en œuvre de ce type de chantiers, l’équipe Rivière bénéficie du soutien des services Topographie et Collecte de la communauté d’agglomération.

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