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L’humain avant tout

Porté depuis 2018 par Nevers Agglomération, le Plan local pour l’insertion et l’emploi (PLIE) donne ce qu’il y a de plus précieux aux personnes fragilisées par la perte d’emploi : du temps et de l’écoute. Une approche humaine aux résultats remarquables.

J’ai 33 ans, je suis arrivée de Bretagne en 2017. Après un CDD chez Aisan Industry, je me suis arrêtée pour la naissance de mon fils. Quand j’ai voulu reprendre le travail, je ne trouvais pas de nourrice pour garder mon bébé. C’est Pôle emploi qui m’a orientée vers le PLIE. J’y allais à reculons, mais dès le premier entretien avec ma référente, Géraldine, ça s’est très bien passé.

Je vois le PLIE comme une sorte de coaching. Un climat de confiance s’est instauré, on était comme un tandem. Ce qui est appréciable, c’est qu’il n’y a pas de chronomètre, on peut parler de tout. Avec ce problème de garde qui durait, je perdais toute confiance, je n’avais plus d’emploi, plus de vie sociale… Le truc en plus, avec le PLIE, c’est qu’on n’est pas un chiffre, c’est quelque chose d’humain.

Géraldine m’a aidée à trouver une solution pour faire garder mon fils. Son réseau m’a aussi permis d’être embauchée comme surveillante du PASS (Parcours d’accès spécifique santé), à L’INKUB, en septembre dernier. Je sors du PLIE en mars car je travaille depuis plus de 6 mois. Je n’appréhende pas ma sortie, je suis épanouie, j’ai un travail enrichissant. Et je sais que pendant les six prochains mois, si j’ai un souci, je pourrai recontacter Géraldine. On ne me lâche pas dans la nature. 

Julie Moutonnet

Bénéficiaire du PLIE

En chiffres …

  • 272 bénéficiaires en 2021 (254 en 2020) : 107 entrées, 119 sorties
  • Durée moyenne du parcours : 19,3 mois
  • 50 % des bénéficiaires vivent seuls ou avec un (ou plusieurs) enfant(s)
  • 86 % ne sont pas ou peu qualifiés
  • 270 bénéficiaires mis en situation d’emploi ou de formation en 2021
  • 63 % de sorties positives (objectif 50 %) : 51 % en emploi, 12 % en formation
  • + 18 % par rapport à 2020 (effet reprise économique)

Le PLIE déploie ses aides à Nevers Agglomération depuis 2018. Loin d’être le service le plus connu de cette collectivité, le Plan local pour l’insertion et l’emploi (1) se distingue pourtant par la qualité de l’accompagnement qu’il prodigue aux chômeurs de plus de 26 ans vivant dans l’une des treize communes du territoire et bloqués dans leur accès à l’emploi par un ou plusieurs freins (handicap, situation familiale, logement, mobilité, langue, etc.).

« On peut entrer dans le PLIE si on est au chômage depuis plus d’un an, ou si on perçoit les minimas sociaux, et si on n’est pas autonome dans la recherche d’emploi », décrypte Céline Allossery, coordinatrice du PLIE. « La spirale peut aller très vite. La précarité engendre la peur, on n’a plus confiance ni en soi, ni en l’avenir, ni envers les autres. »

La clef de voûte du PLIE est justement de redonner confiance aux bénéficiaires qui entrent dans le dispositif. En y mettant les moyens, humains et temporels, nécessaires : « Il n’y a pas de durée maximum. L’accompagnement prend le temps qu’il faut. Quand je dis ça en réunion collective, il y en a qui se mettent à pleurer. »

L’efficacité du PLIE repose sur le lien créé entre le bénéficiaire et le « référent unique de parcours », interlocuteur qui adapte l’accompagnement aux besoins et aux capacités, et s’attache à lever tous les freins, un à un. L’équipe coordonnée par Céline Allossery compte trois référents, des spécialistes de l’insertion professionnelle mis à disposition par des partenaires – deux viennent de l’association Réussir, une de l’ASEM.

« La base, c’est l’humain, l’empathie, la bienveillance », expliquait l’un des référents dans Le Magg au printemps 2021, après un an de crise sanitaire éprouvante pour les nerfs des bénéficiaires. « On fait office de soutien psychologique, ils peuvent nous appeler plusieurs fois par semaine, parfois juste pour parler. »

« La précarité a été beaucoup plus forte avec la crise », précise Céline Allossery. « Mais avec le plan de relance, la reprise d’activité a été incroyable, des postes ont été créés dans le nettoyage, le contrôle des passes sanitaires, etc. Il n’y a jamais autant eu de retour à l’emploi. Celui-ci a surtout bénéficié à ceux qui étaient presque prêts à se remettre sur le marché de l’emploi. La relance a laissé sur le carreau ceux qui n’étaient vraiment pas employables. »

Pour eux, le PLIE reste un filet de sécurité, attentif et patient : « Parfois, des bénéficiaires sortent et reviennent pour plusieurs accompagnements. Il faut que ça mûrisse dans leur tête, et d’un seul coup c’est bon. Et puis il y a ce que les statistiques ne montrent pas, les personnes qui récupèrent la garde de leur enfant en ayant retrouvé un emploi. Et c’est inestimable. »

  1. Le PLIE est financé par le Fonds social européen, la Région Bourgogne-Franche-Comté, le Conseil départemental de la Nièvre et Nevers Agglomération.

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