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Depuis vingt ans, les Zaccros d’ma rue font de Nevers une des places fortes des arts de la rue en France. Au point de devenir un élément de patrimoine local que Françoise Ducourtioux, fondatrice et directrice artistique du festival, racontera vendredi 20 septembre, à 19 h 30, au Palais ducal, lors des Journées européennes du patrimoine. La conférence, vivante et imagée, aura des airs d’album de famille, tant « son » histoire des arts de la rue est étroitement liée à sa vie.

Françoise Ducourtioux a passé l’essentiel de son été sur la route des festivals des arts de la rue : Vieux-Condé, Le Grand-Bornand, Chalon et Aurillac dans le rétroviseur, Cergy et la Belgique en ligne de mire. La directrice artistique des Zaccros d’ma rue y déniche les artistes qui feront l’affiche de la prochaine édition, en juillet 2020, à Nevers et dans l’agglomération. Comme chaque année, depuis vingt ans, sans lassitude : « Les arts de la rue, c’est ma famille », sourit l’enseignante retraitée qui a fait naître et grandir le festival, d’abord dans l’ombre du Grand Prix de F1 de Magny-Cours, puis au soleil de sa seule renommée.

Vendredi 20 septembre, à 19 h 30, au Palais ducal, c’est une histoire de famille que les amateurs des Zaccros – et les autres – pourront découvrir à l’occasion des Journées du patrimoine dont le thème de l’édition 2019, « Arts et divertissements », se prête à une évocation qui ne sera pas académique : « Il y aura beaucoup de photos et de vidéos. C’est sans prétention, j’ai juste envie de partager cette histoire. Je l’avais fait en 2018, au Café Charbon, lors d’un Zoom sur les arts de la rue, et les Journées du patrimoine m’offrent la possibilité de la partager avec un public plus large. »

Avec « Les arts de la rue, toute une histoire », l’inventrice des Zaccros remonte le courant jusqu’à la source, près de 30 ans avant la naissance du festival neversois, dans le bouillonnement post-Mai 68. « Au début des années 70, j’étais étudiante aux Beaux-Arts, à Paris, et Xavier Julliot, professeur plasticien, nous emmenait faire des interventions urbaines, des expérimentations. On s’appelait Ritacalfoul. » L’expérience marque durablement la future professeur d’arts plastiques : « Cette utilisation de l’espace public m’a toujours interpellée. Les artistes vont vers les gens, là où ils vivent. »

Spectaculaires, loufoques, les arts de la rue perpétuent l’esprit subversif de leurs origines : « C’est une écriture qui amène la réflexion. Et ce que j’apprécie, c’est qu’il n’y a pas de vedettes. » De la mythique Falaise des Fous à la tournée Théâtre en Stock, qui sème les graines des Zaccros dans les années 90, en passant par l’aventure du théâtre du Caramel Fou avec Jean-Luc Revol, c’est une histoire personnelle et universelle qui se racontera au Palais ducal : « L’espace public se rétrécit, les mentalités aussi. Les arts de la rue, ça gratte, et c’est bien que ça gratte. »

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