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Future infirmière et déjà solidaire, Lison Aubenas s’investit à la tête de l’association des étudiants de l’IFSI, Les Seringues de Nevers, pour apporter une aide matérielle et psychologique aux étudiants déstabilisés par la crise sanitaire. Tout en menant de front ses études, frustrantes derrière un écran, et ses vacations à la clinique du Tremblay.

Une année d’apnée sous Covid n’a pas anémié son moral. Au contraire. Entre le masque et les boucles blondes, le regard de Lison Aubenas s’enflamme : « La crise me donne encore plus envie de travailler, de me battre. » L’étudiante en 2e année à l’Institut de formation en soins infirmiers (IFSI) voit sa vocation d’enfance s’affermir encore plus dans les événements qu’elle ne suit pas en spectatrice.

Présidente depuis juillet 2020 des Seringues de Nevers, la jeune Bourbonnaise a tourné l’association d’étudiants, sevrée de son fameux programme festif, vers d’autres combats : la défense des droits des élèves de l’IFSI, dont la formation a été suspendue deux mois pour aller en renfort dans les établissements de santé, et surtout un soutien matériel et psychologique aux camarades frappés par la crise. « Le mal-être est profond pour ceux qui n’ont pas la possibilité de rentrer chez eux », explique Lison Aubenas. « Certains ont adopté un chat, d’autres gardent le lien sur les réseaux sociaux. Nous avons organisé un tutorat pour les élèves de 1ère année, pour répondre à leurs questions, leur donner des conseils de méthode, faire des quizz. Mais nous appréhendons les résultats de leurs partiels, car beaucoup nous ont dit qu’ils ne se sentaient pas prêts. Nous suivons tous la majorité de nos cours sur Zoom, et c’est un problème : l’écran est une barrière, on se sent moins présent. »

Sur le plan matériel, l’association s’est investie dans l’Epicerie solidaire avec l’ASEM, le Secours populaire et la Croix-Rouge, et communique activement sur l’aide alimentaire, via les réseaux sociaux et dans les établissements d’enseignement supérieur. Pour conjuguer ces deux types de soutien, Lison Aubenas et son équipe portent un projet d’AGORAé, une épicerie sociale et solidaire où chacun trouverait la chaleur qui manque à l’extérieur.

L’action altruiste est naturelle pour la jeune fille élevée dans « la culture du bénévolat » et le goût des autres. « Ma mère est assistante maternelle et ma sœur est éducatrice de jeunes enfants », sourit-elle pour éclairer sa vocation : « Toute petite, j’avais envie d’être infirmière, de travailler avec de jeunes enfants. Et quand je voyais des infirmières, j’étais fascinée par leur sourire, je voulais faire comme elles, faire sourire les gens et prendre soin d’eux. »

Les nombreux stages au menu de son cursus à l’IFSI (1) l’ont déjà confortée dans ce choix. Mieux, son expérience à la clinique psychiatrique du Tremblay lui a permis de décrocher des vacations d’aide-soignante : « Nous sommes nombreux à travailler parallèlement à nos études. Cela m’aide énormément sur le plan financier, et je gagne en expérience, en aisance. Je sens que je prends de la maturité, de plus en plus de réflexes. J’aime beaucoup tout le côté social de mon travail au Tremblay, écouter, rassurer, c’est très important. »

  1. Durant leurs trois ans, les étudiants font des stages (60 semaines en tout) dans quatre domaines : psychiatrie, court séjour, long séjour et lieu de vie (établissement scolaire, prison, etc.)

Nevers Sup le mag n°1 | Avril 2021
+ d’info sur l’Enseignement Supérieur sur www.nevers-sup.fr

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