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La nostalgie ferroviaire a conduit des milliers de visiteurs en gare de Nevers, au dépôt SNCF, exceptionnellement ouvert, et au Technicentre industriel de Varennes-Vauzelles, lors des Journées européennes du patrimoine. De souvenirs partagés en parfum de moleskine oublié dans l’autorail Picasso, le rail, sa vie et ses rêveries ont réveillé les mémoires. Sans crier gare.

Son panache noir et son hululement vaporeux l’annoncent de loin. Arrimée au quai A de la gare, la 140 C 38 est la vedette massive et hiératique des Journées européennes du patrimoine à Nevers, où l’association limougeaude qui la bichonne l’a patiemment menée pour le week-end. Le monstre de 1919 dévorant charbon et eau reçoit, placide, les curieux dans sa cabine de conduite ouverte à tous vents. Dans son sillage, d’antiques wagons luisants aux flancs arrondis prolongent l’illusion d’une scène de film en noir et blanc, d’un Jean Gabin maquillé de suie.

Plus récent mais tout aussi exotique, l’autorail Picasso (pour sa cabine étrangement posée en surplomb sur son épaule) jaune et rouge est venu faire les navettes entre la gare et le dépôt, à quelques centaines de mètres de là. On se presse sur ses banquettes de moleskine, dont le parfum replonge les passagers dans les années 70, tout comme le décor crème et les range-bagages en métal tressé. L’autorail s’ébroue, cahote, musarde jusqu’au dépôt, exceptionnellement ouvert pour ces Journées qui mettent à l’honneur le patrimoine ferroviaire.

En gare, au dépôt ou au Technicentre industriel Nevers-Languedoc, ils étaient 150, agents SNCF et membres d’associations ferrovipathes, à accueillir et guider les milliers de visiteurs (2 000 pour la seule matinée de samedi) dans ce lacis de rails et de bâtiments courant sur plusieurs hectares. « C’est un énorme succès populaire et une énorme fierté pour les cheminots », rayonne Eric Cinotti, directeur régional SNCF Bourgogne-Franche-Comté, rappelant le « poids » (20 %) de Nevers et Varennes-Vauzelles dans l’emploi cheminot régional.

A ses côtés, Denis Thuriot, maire de Nevers et président de Nevers Agglomération (1), salue le « défi » relevé par les cheminots de Nevers et de Varennes-Vauzelles (2) : « Je rends hommage à tous les salariés de la SNCF. 140 000 cheminots, ce n’est pas rien. » Et de souligner leur mobilisation pour maintenir la qualité de service « pendant la crise sanitaire », qui entretient à sa façon le lien puissant entre les Français et la SNCF : « On a pu le voir aujourd’hui, on a tous des histoires de train à raconter. »

Ce que confirme Blandine Georjon, secrétaire générale de la préfecture : « Le train, ce n’est pas qu’un mode de transport, c’est notre histoire commune, celle de nos expériences d’utilisation personnelle ou professionnelle. C’est une histoire de la France que vous nous avez fait revivre aujourd’hui, grâce à cette découverte d’un patrimoine industriel mais aussi un patrimoine de savoir-faire. »

  1. Les deux collectivités, ainsi que la Ville de Varennes-Vauzelles, ont été partenaires des animations de la SNCF.
  2. Olivier Sicot, maire de Varennes-Vauzelles et vice-président de Nevers Agglomération en charge des Déplacements, Mobilités et Transports collectifs, était également présent.

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