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Pour faciliter un peu la vie des soignants confrontés à la pandémie au Centre hospitalier de l’agglomération de Nevers, des citoyens, commerçants et restaurateurs ont lancé un vaste mouvement solidaire, Un Cœur pour les soignants. Objectif : livrer chaque semaine 400 plats cuisinés à partir de produits locaux, et apporter un peu de douceur(s).

 

Comment aider Un Cœur pour les soignants

Si vous êtes un particulier et que vous souhaitez faire un don en nature, vous pouvez le faire en contactant Jean-Luc Dechauffour (mdpnevers@orange.fr) ou la Ville de Nevers (genevieve.laurent@ville-nevers.fr). Enfin, jusqu’au 28 avril, un appel aux dons financiers est désormais possible grâce à la plateforme de crowdfunding Miimosa (http://miimosa.com/fr/projects/solidarite‐un‐coeur‐pour‐les‐soignants?l=fr) portée par les Vitrines de Nevers et du Grand Nevers. Des boîtes à dons sont déposées à la Maison de la presse et à la boucherie-charcuterie Dulat.

Si vous êtes fournisseur, grossiste, commerçant et que vous souhaitez faire un don de matière première, contactez Jean-Luc Dechauffour : mdpnevers@orange.fr / 07.87.25.44.09.

Mercredi 8 avril, 200 parts de bœuf bourguignon ont été offertes au personnel soignant du Centre hospitalier de l’agglomération de Nevers (CHAN) – à consommer sur place ou à emporter chez soi. Le premier acte d’un élan de solidarité né quelques jours plus tôt d’une rencontre entre Jean-Luc Dechauffour, gérant de la Maison de la presse de Nevers, et Olivier Jallet, représentant de la coordination des soins du CHAN.

Sont alors évoquées les difficultés quotidiennes des soignants, qui n’ont plus accès au self-service de l’hôpital (fermé par sécurité sanitaire) et finissent leur travail souvent trop tard pour faire des courses. « Jean-Luc m’a appelée dès le lendemain (vendredi 3, NDLR) et on s’est dit qu’il fallait faire quelque chose pour les soulager, leur apporter un peu de réconfort et des plats cuisinés qu’ils puissent manger sur place ou chez eux », explique Martine Réveillon, gérante de la mercerie Au Dé à coudre.

Très vite, la mobilisation s’organise entre habitués des causes solidaires – commerçants, agents de la Ville de Nevers et Nevers Agglomération, producteurs locaux, etc. « Dès le samedi, nous étions sur le marché Carnot pour collecter des dons de nourriture. La générosité des gens a été remarquable, et nous avons été touchés par le soutien des commerçants non sédentaires, qui sont pourtant dans une situation difficile », salue Martine Réveillon.

Pour cuisiner le tout, les bénévoles se tournent d’emblée vers l’association des Toques nivernaises : « Nous avons appelé le président, Jean-François Boschetti, pour voir quels restaurateurs seraient d’accord pour nous aider. » Dominique Gérard (Le Bengy), Noël Lantier (O Puits), François Hauton (La Cuisine des saveurs, cuisine centrale de Nevers) et le charcutier retraité Jean-Jacques Mathiaud se mettent aux fourneaux de la Cuisine des saveurs pour préparer un bœuf bourguignon, premier plat d’une série appelée à durer aussi longtemps que les effets de la pandémie.

« Notre objectif est de livrer 200 plats cuisinés le mercredi et autant le vendredi », précise Martine Réveillon. L’union commerciale Les Vitrines de Nevers et du Grand Nevers est là en précieux renfort pour donner de l’ampleur à une véritable chaîne solidaire, qui englobe des dons de chocolats, de viennoiseries, de contenants pour les plats mais aussi de shampooings et de gels douche : « On se rend compte qu’on n’a guère écouté les soignants avant, quand ils appelaient à l’aide. On en a peut-être l’effet boomerang maintenant », souligne Martine Réveillon.

A peine née, l’initiative voit loin : « On veut aussi aider les soignants du site Colbert (pôle gériatrique du CHAN, NDLR), et les infirmiers libéraux, en leur préparant des paniers garnis. » Pour des commerçants souvent touchés de plein fouet par les effets du confinement, l’action solidaire fait sens – et du bien : « Cela permet de se vider la tête, s’oublier un peu soi-même », reconnaît Martine Réveillon.

Pour collecter la marchandise constituée de produits frais (fruits, légumes, produits laitiers, chocolat, etc.), le réseau procède de différentes manières. Pour les producteurs, fournisseurs et grossistes locaux, il en appelle directement aux dons ou se propose de reprendre les invendus, notamment lors des marchés de la Ville (Carnot et Résistance) ou des invendus de l’épicerie solidaire de l’ASEM. Éric Dulat, quant à lui, boucher de profession, se charge de trouver la viande.

Les plats sont bien entendu préparés dans le strict respect des normes d’hygiène, mais également dans celui des mesures sanitaires prises pour lutter contre la propagation du Covid-19. C’est encore la Cuisine des saveurs qui est en charge de la livraison des repas au CHAN.

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