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Le Café Charbon est le nouveau nid neversois de D’Jazz Nevers, qui fait de la salle estampillée rock son point de ralliement, un jeudi par mois. Telle est la principale singularité de la saison 2022 de l’association, plus déterminée que jamais à prouver qu’elle n’est pas « qu’un » festival mais aussi, de plus en plus, un instrument d’émancipation tendu aux quartiers populaires ou aux résidents d’EHPAD.

Jeudi 20 janvier, à 20 h, le quartet Pierrick Pédron ouvrira la saison 2022 de D’Jazz Nevers au Café Charbon. Un air nouveau appelé à devenir un vibrant refrain, chaque mois, même lieu, même jour, même heure : « Les concerts de jazz à Nevers se dérouleront tous au Café Charbon, le jeudi à 20 h », explique Roger Fontanel, directeur de l’association, qui a noué un partenariat avec Collectif Carbone Café, gestionnaire de la salle de concerts. « Grâce à sa rénovation, le Café Charbon a un pouvoir d’attractivité plus grand. Nous pourrons y organiser des concerts dans la grande salle ou dans la salle Club. Ce partenariat nous permet d’identifier notre programmation à l’année auprès du public, et de nous appuyer sur des espaces de convivialité, le bar, le foodtruck. C’est aussi un moyen de favoriser le croisement des publics. »

Laurent Bardainne et Tigre d’Eau Douce, jeudi 14 avril au Café Charbon (Copyright Agnès Dherbeys / MYOP).

Le partenariat est dans le vent (portant) du gagnant-gagnant pour Collectif Carbone Café, qui brigue le label SMAC (Scènes de musiques actuelles), attribué par le ministère de la Culture : « Un de ses objectifs, c’est de faire du Café Charbon une SMAC exemplaire, où toutes les esthétiques sont représentées. Dans le paysage national, les SMAC généralistes ne misent que sur les musiques amplifiées, on n’y voit pas de trad ni de jazz. »

La programmation sur le premier semestre 2022 affiche six concerts au Café Charbon, dont deux dédiés à la scène régionale, qui trouve elle aussi son compte dans ce nouveau site : « Nous aurons un double plateau, les 10 février et 10 mars, avec à chaque fois deux formations au lieu d’une. Ce coup de projecteur est rendu possible par la nouvelle configuration du Café Charbon. » Seule « entorse » au rendez-vous du jeudi, le concert d’Emmanuel Guibert et de Philippe Mouratoglou (vendredi 4 février, au Théâtre municipal) s’inscrit dans un autre partenariat haute fidélité avec le festival littéraire Tandem.

Le goût des repaires de D’Jazz Nevers s’illustre également à Cosne, l’autre « fief » nivernais de la saison, déclinée en quatre concerts au Jazz-Club des Palais (Palais de Loire et salle des fêtes), dont la prometteuse et intrigante rencontre de l’Harmonie de Cosne avec un des géants français du jazz mondial, Henri Texier (26-27 mars). Hors de l’axe ligérien, les escapades D’Jazz passeront par Guérigny (18 mars, Théâtre des Forges royales) et par le Morvan, autour d’une résidence territoriale de l’Auvergnat Clément Gibert conclue à Château-Chinon (1er avril, cinéma L’Etoile) et à Luzy (13 mai, salle des fêtes).

A l’instar de l’intervention au long cours de Hi-H4t à Varennes-Vauzelles, ou du travail mené sur Cosne autour de l’Harmonie et d’Henri Texier, la résidence est une des formes d’éducation artistique et culturelle sur lesquelles D’Jazz met l’accent depuis plusieurs années : « La médiation culturelle a toujours été une de nos préoccupations. Avant, on bricolait un peu. Cela a changé depuis l’arrivée de Julie Guillaumin. » Sous l’impulsion de la jeune chargée d’action culturelle, D’Jazz multiplie en effet les projets dans les quartiers prioritaires, dans les EHPAD, les IME, auprès des « publics empêchés ». L’un des derniers exemples en date, réunissant les enfants du Centre socioculturel de la Baratte et le saxophoniste Lionel Martin pendant le dernier festival D’Jazz, a marqué Roger Fontanel : « Le sourire des gamins de la Baratte au Café Charbon pour le concert de Lionel Martin, ça n’a pas de prix. »

Le travail mené l’an passé autour du chant et de la mémoire à l’EHPAD Marion-de-Givry a fait école. Cette année, deux autres EHPAD neversois, Saint-Genest et Daniel-Benoist, se joignent à la fête. « J’aimerais que l’on fasse aussi des actions en entreprise », glisse le directeur de D’Jazz, qui voit dans ces actions d’éducation artistique et culturelle une œuvre lente « d’émancipation, d’ouverture à l’autre ». Rien de spectaculaire ni de palpable, mais du précieux : « C’est un travail de longue haleine. On sème des petites graines. »

Programme complet sur www.djazznevers.com

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